Accueil » Article » Livres coups de cœur à la bibliothèque E.Richebourg

Livres coups de cœur à la bibliothèque E.Richebourg

Chimamanda Ngozi Adichie

Americanah

Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l'Amérique qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu'on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés, quand tout à coup le fait d'être noir est censé dicter vos réactions et vos pensées ? Obinze partira finalement en Angleterre et, pendant quinze ans aux Etats-Unis, Ifemelu tentera de trouver sa place au sein d'un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. A la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d'ombre, Americanah est une magnifique histoire d'amour, de soi d'abord mais également des autres, ou d'un autre. 

 

Marina Carrère d'Encausse

Une Femme Blessée

Fatimah vit au Kurdistan irakien avec son mari, ses enfants et sa belle-famille. Un jour, elle est emmenée à l'hôpital de Souleymanieh, très grièvement brûlée - soi-disant victime d'un accident domestique. Tandis que Fatimah va lutter pour vivre malgré ses blessures, la vie dans son village s'organise sans elle. A tel point qu'elle semble n'avoir jamais existé. Seule sa fille aînée continuera à évoquer son souvenir. Que va devenir Fatimah ? Que s'est-il passé le jour de l'"accident" ? Quels mystères planent sur cette femme ? Un roman envoûtant qui décrit la terrible réalité des crimes d'honneur et redonne leur dignité à ces femmes oubliées. 

 

Jean-Louis Fournier

Ma mère du Nord

«Petit, chaque fois que j'écrivais quelque chose ou faisais un dessin, j'avais besoin de le montrer à ma mère pour savoir si c'était bien. Qu'est-ce qu'elle penserait aujourd'hui de ce que je suis en train d'écrire sur elle ? Je suis inquiet. Elle doit en avoir assez qu'on parle de son mari alcoolique. Ne pas avoir envie qu'on parle d'elle, la discrète, la réservée, de ses maladies imaginaires, de sa tristesse. Va-t-elle savoir lire entre les lignes, comprendre que ce livre est une déclaration d'amour ? Que j'essaie de me rattraper, moi qui ne lui ai jamais dit que je l'aimais, sauf dans les compliments de la fête des Mères dictés par la maîtresse. Ce livre, je l'ai écrit pour la faire revivre. Parce qu'elle me manque.» 

Claude Imbert

Le tombeau d'Aurélien

Claude Imbert Le tombeau d'Aurélien Nul ne saurait dire au juste comment Antoine et Aurélien ont pu entretenir cette si étrange correspondance... Car, pour tout dire, le premier vit aujourd'hui parmi nous et le second... Est un haut fonctionnaire romain du IVe siècle. Mais tous deux habitent, à seize siècles d'intervalle, la même colline de la province d'Aquitaine... Mystère : le temps écoulé n'est plus soudain, entre eux, un mur infranchissable. Et nos amis ont beaucoup à se dire sur le désir, le pouvoir, le savoir, les femmes, l'art de vivre ou de mourir. Le premier assiste à l'agonie du monde antique, le second à l'effondrement de notre monde chrétien. Et, ils découvrent, au jour le jour, les secrètes parentés des temps de crépuscule ! S'agit-il alors vraiment, d'un roman ? D'un dialogue sur les deux grandes fractures historiques de l'Occident ? Ou d'une simple variation, érudite et enjouée, sur le destin des hommes ? L'auteur jongle ici avec la philosophie, la science, le passé et l'avenir. Il médite sur ces époques où " les dieux anciens n'étant plus, et le Dieu nouveau n'étant pas encore ", l'homme, devenu solitaire, observe d'un œil différent l'aventure humaine. 

 

Philippe Jaenada

La petite femelle

Qui se souvient de Pauline Dubuisson ? Elle fut célèbre dans les années 1950 pour avoir assassiné son amant et son procès très médiatisé inspira, entre autres, Georges Clouzot qui, dans La Vérité, offrit à Brigitte Bardot un de ses plus beaux rôles. Une des répliques de ce film ("Je suis une petite femelle et il faut me laisser faire ce que j'ai envie") donne d'ailleurs son titre au roman de Philippe Jaenada. Qui est donc cette Pauline Dubuisson dont la France entière réclame la tête en ce mois d'octobre 1953 ? Une femme froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui, jeune fille, a couché avec les Allemands et a été tondue à la Libération ? Qui, plus tard, a usé de ses charmes pour voler les vieux messieurs ? Et qui, enfin, ivre de jalousie, a tué de sang-froid un jeune homme de bonne famille ? Ou est-ce, bien au contraire, une jeune femme libre dans sa tête et dans son corps que les circonstances et les soubresauts de l'Histoire ont broyée sans pitié ? Une aventurière qui revendique son émancipation et interroge avant l'heure la place des femmes dans une société haineuse ? Que Pauline soit coupable, Philippe Jaenada n'en disconvient pas, mais il cherche à comprendre pourquoi personne n'a jamais voulu écouter ce que Pauline avait à dire, elle qui, durant tout cette horrible affaire, n'a jamais menti. 

 

Kim Zupan 

Les Arpenteurs

Nuit après nuit, dans une prison du Montana, le jeune Val Millimaki s'assied face aux barreaux qui le séparent de John Gload, 77 ans, en attente de son procès. Astreint aux pires heures de garde, l'adjoint du shérif se retrouve à écouter le criminel qui, d'instinct, est prêt à lui révéler en partie son passé. Petit à petit, Millimaki se surprend à parler, lui aussi, et à chercher conseil auprès de l'assassin. En dépit des codes du devoir et de la morale, une troublante amitié commence à se tisser entre les deux hommes. Dans un subtil jeu d'échos, entre non-dits, manipulations et sombres confessions, le jeune shérif cherche des réponses à ses propres tourments et, chaque matin, il tente vainement de reprendre pied dans la réalité. Mais sa vie, comme son mariage, lui échappe chaque jour un peu plus. Premier roman hypnotique et crépusculaire, Les Arpenteurs met en scène deux personnages poursuivis par leur conscience et hantés par la mélancolie d'un paysage qui les a faits tous deux à son image. 

 

 

Blason de BougivalMAIRIE

126 rue du Maréchal Joffre - 78380 Bougival
Tél. 01 30 78 25 80
Fax 01 30 78 25 88

Horaires
Lundi, mardi, mercredi, vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30
Jeudi de 13h à 20h sans interruption
Samedi de 9h30 à 12h30

Logo Versailles Grand Parc

Logo de l'Office de Tourisme de Bougival