Espace muséal Berthe Morisot

Le projet

Berthe Morisot,  a vécu à Bougival, comme sa fille Julie nous le raconte dans son journal intime “les plus heureux moments de sa vie”. La maison où elle s’était installée avec sa famille vient d’être rénovée par la ville de Bougival pour devenir un espace dédié à l’artiste, femme peintre impressionniste mais aussi mère, épouse et amie. 

Ce centre d’interprétation ouvrira en septembre 2024.

Berthe s’installe, avec son mari Eugène Manet et sa fille Julie, au 4 rue de la Princesse (aujourd’hui 1 avenue de la Drionne) dans cette maison louée chaque été entre 1881 et 1884.
L’année 1882, elle y reste une grande partie de l’année.

La maison possédait un magnifique jardin fleuri. Berthe y peint : La Fable (1883), Eugène Manet et sa fille dans le jardin (1883), Dans la Véranda (1884), Jardin à Bougival (1884), Roses trémières (…)

La maison fait l’objet d’une réhabilitation complète afin de créer un parcours permanent dédié à Berthe Morisot mais également au Bougival de l’époque que l’artiste a tant aimé.

La vocation de l’espace muséal Berthe Morisot est d’offrir au public un parcours sensible et vivant afin de découvrir la personnalité de Berthe Morisot à travers ses œuvres, sous forme de reproductions, avant de s’élargir vers un discours qui vise à expliquer les liens intangibles qui lient les figures majeures (Turner, Sisley, Renoir…) de l’art du XIXème siècle au village de Bougival.

Dans ce but, plusieurs installations ou services sont proposés au public. Des dispositifs
graphiques et multimédia accompagnent le public dans l’analyse des tableaux de l’artiste et
la compréhension des transformations du village ; l’agencement s’attache à évoquer, et non
à reconstituer, les pièces de vie d’une maison domestique du XIX ème siècle. Un décor et des
mobiliers uniformément blancs ont été choisis afin de ne pas pasticher un intérieur sur lequel
rien n’a été conservé et de créer un fond sobre sur lequel des touches de couleur seront
ramenées par les tableaux et objets signifiants.

Berthe Morisot

Berthe Morisot née le 14 janvier 1841 à Bourges et décédée le 2 mars 1895 à Paris, est une artiste peintre française, cofondatrice et doyenne du mouvement d’avant-garde que fut l’impressionnisme. Au sein du groupe impressionniste, elle suscite l’admiration et le respect de ses pairs.

Au XIXe siècle, une femme issue de la grande bourgeoisie française avait bien peu de chances de devenir peintre professionnelle. C’est pourtant le destin que Berthe Morisot s’est bâti obstinément, qui plus est au cœur des avant-gardes. Elle est née en 1841 à Bourges. Son père, Edme Tiburce Morisot, est alors préfet du Cher. Il sera par la suite préfet du Calvados, puis d’Ille-et-Vilaine, avant d’être nommé en 1852 conseiller à la Cour des comptes à Paris. Berthe est la troisième de quatre enfants. Elle a deux sœurs, Yves et Edma, et un petit frère, Tiburce.

Elle fréquente à l’adolescence, comme ses sœurs, le cours Desir, un collège privé d’excellente réputation. Sans doute leur mère, Marie-Cornélie, née Thomas, a-t-elle quelques regrets d’avoir reçu une éducation plutôt fruste. Aussi veille-t-elle à l’éveil artistique de ses filles, qu’elle appelle ses « bijoux » ; Camille-Marie Stamaty, qui eut Camille Saint Saëns pour élève, leur enseigne le piano et, pour apprendre le dessin, elles se rendent chaque semaine dans l’atelier du peintre Alphonse Chocarne, professeur rigoriste et sans passion, pourfendeur des audaces de Delacroix

Berthe Morisot,  a vécu à Bougival, comme sa fille Julie nous le raconte dans son journal intime “les plus heureux moments de sa vie”. Cette maison du bonheur est actuellement en cours de rénovation pour devenir un espace dédié à l’artiste, femme peintre impressionniste mais aussi mère, épouse et amie. Ce centre d’interprétation devrait ouvrir en 2024.

Elle s’était installée, avec son mari Eugène Manet et sa fille Julie, 4 rue de la Princesse (aujourd’hui 1 avenue de la Drionne) dans cette maison louée chaque été entre 1881 et 1884. L’année 1882, elle y reste une grande partie de l’année. La maison possédait un magnifique jardin fleuri. Elle peint là : la Fable (1883), Eugène Manet et sa fille dans le jardin (1883), dans la Véranda (1884), Jardin à Bougival (1884), Roses trémières, etc…

English version

Berthe Morisot

Berthe Morisot, born January 14, 1841 in Bourges and died March 2, 1895 in Paris, was a French painter, co-founder and doyenne of the avant-garde movement known as Impressionism. Within the Impressionist group, she earned the admiration and respect of her peers.

In the 19th century, a woman from France’s upper middle class had very little chance of becoming a professional painter. Yet that’s the destiny Berthe Morisot stubbornly built for herself, and at the heart of the avant-garde. She was born in Bourges in 1841. Her father, Edme Tiburce Morisot, was prefect of the Cher department. He later became prefect of Calvados, then Ille-et-Vilaine, before being appointed in 1852 councellor of the General Accounting Office in Paris. Berthe is the third of four children. She has two sisters, Yves and Edma, and a younger brother, Tiburce.

Berthe Morisot lived in Bougival, as her daughter Julie recounts in her diary « the happiest moments of her life ». This house of happiness is currently being renovated to become a space dedicated to the artist, a woman impressionist painter, but also a mother, wife and friend. This interpretation center is due to open in 2024.

Together with her husband Eugène Manet and daughter Julie, she lived at 4 rue de la Princesse – now 1 avenue de la Drionne – in this house, which was rented out every summer between 1881 and 1884. In 1882, she stayed for most of the year. The house had a magnificent flower garden. She painted there: The Fable (1883), Eugène Manet et sa fille dans le jardin (1883), dans la Véranda (1884), Jardin à Bougival (1884), Roses trémières, etc…

As a teenager, like her sisters, she attended the Cours Desir, a private college with an excellent reputation. No doubt their mother, Marie-Cornélie, born Thomas, regretted her rather crude upbringing. Camille-Marie Stamaty, who had Camille Saint Saëns as a pupil, taught them piano and, to learn how to draw, they went every week to the studio of the painter Alphonse Chocarne, a rigorous and dispassionate teacher, a critic of Delacroix’s audacity.

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